Le vendredi 4 octobre 2024, en fin de journée, une promenade équestre a viré au drame à Bon-Encontre, près d’Agen, dans le Lot-et-Garonne. Une cavalière a été retrouvée inconsciente sur le chemin, et son cheval, Champion, tué de sept coups de couteau. Voici ce que les faits établis permettent de dire — et ce que l’enquête n’a jamais rendu public.
Plan de l'article
L’essentiel #
- Quoi — Un cheval tué de sept coups de couteau à l’encolure lors d’une balade ; sa cavalière, désarçonnée, retrouvée inconsciente puis hospitalisée pour examens.
- Quand et où — Le vendredi 4 octobre 2024 en fin de journée, sur un chemin de promenade à Bon-Encontre (Lot-et-Garonne), près d’Agen.
- Ce que l’enquête a produit publiquement — Trois enquêtes ouvertes : actes de cruauté sur un animal ayant donné la mort, mise en danger de la vie d’autrui, non-assistance à personne en danger. Deux agresseurs présumés, jamais identifiés publiquement.
L’agression en détail #
Selon le récit rapporté par France 3 et repris par la presse régionale, la cavalière se promenait avec Champion sur un chemin étroit. Une voiture est arrivée rapidement derrière elle et deux hommes en sont sortis. Le cheval aurait alors pris peur et se serait cabré à trois reprises — la formulation est au conditionnel dans la source, parce qu’elle repose sur les déclarations faites par la cavalière aux policiers, et non sur une constatation d’enquête.
La cavalière est tombée. C’est la propriétaire des écuries de Gaillardet, où le cheval était pensionnaire, qui a raconté la suite à la presse.
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Deux précisions comptent, et elles avaient disparu. La perte de connaissance est une supposition de la propriétaire (« elle a dû rester inconsciente »), pas un constat médical. Et ce n’est pas la cavalière qui a découvert le corps de son cheval : elle ne le trouvait pas. C’est la propriétaire des écuries qui a retrouvé l’animal, « un peu plus loin, au sol, dans le bas-côté ».
La réaction des témoins et des autorités #
Les constatations les plus précises viennent de la police technique et scientifique d’Agen, présente aux écuries le lundi 7 octobre 2024. Un policier a décrit les blessures à France 3.
La propriétaire des écuries a, elle, employé les mots de la colère : « Il a été tué à coups de couteau, de manière gratuite. C’est de la barbarie. » Sur une publication Facebook, elle a ajouté : « L’endroit des coups portés ne lui laissant aucune chance, ils (les agresseurs, NDLR) savaient ce qu’ils faisaient. Barbares, lâches… »
Un point a été déformé et mérite d’être posé clairement : l’idée que les auteurs connaissaient les chevaux n’est pas une conclusion d’enquête, mais une appréciation de témoins et de proches. Qui a dit quoi, et par quel canal :
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| Déclaration | Qui l’a formulée | Canal |
|---|---|---|
| « Seules des personnes connaissant bien les chevaux ont pu commettre cet acte » | Un couple d’habitants, témoin de la découverte le vendredi soir | Propos recueillis par France 3 |
| « Ils savaient ce qu’ils faisaient. Barbares, lâches… » | Carole Pleumekers, propriétaire des écuries | Publication Facebook |
| « Ils se sont acharnés » ; sept coups de couteau à l’encolure, jugulaire touchée | Un policier de la police technique et scientifique d’Agen | Propos recueillis par France 3 |
| Les faits ont été commis « sur un chemin étroit pour la promenade où il y a peu de voitures » | Les forces de l’ordre | Rapporté par la presse régionale |
Impact psychologique et suites de l’enquête #
Les examens médicaux passés par la cavalière n’ont révélé aucune blessure physique. Le choc, lui, a été décrit par l’entourage : la propriétaire des écuries résumait son état, le lundi suivant, d’une phrase — « Elle n’est vraiment pas bien ». C’est tout ce que la presse a publié sur ce point, et c’est tout ce que nous reprenons : aucune évaluation psychologique, aucun diagnostic, aucune donnée de santé n’a été rendue publique par l’intéressée ou par les autorités.
Les pistes des enquêteurs : ce qui n’a jamais été rendu public
Disons-le sans détour : l’enquête n’a rien révélé publiquement au-delà des qualifications retenues. Aucun mobile, aucune piste, aucun relevé d’indices n’a été communiqué. Sur les auteurs, la source est explicite : « les éléments sont encore minces », et ils « semblent donc être au nombre de deux ».
Ce qui est vérifiable, en revanche, ce sont les trois enquêtes ouvertes en octobre 2024 : pour actes de cruauté sur un animal ayant donné la mort, pour mise en danger de la vie d’autrui, et pour non-assistance à personne en danger. Ce sont trois qualifications distinctes, et ce sont les seules que nous employons ici.
Au 1er septembre 2026, nos recherches dans la presse n’ont retrouvé aucune information publique postérieure au 5 novembre 2024 sur ce dossier : ni interpellation, ni mise en examen, ni procès, ni classement annoncés. Nous n’écrivons donc pas que « l’enquête est en cours », ni qu’elle est close : nous ne le savons pas, et personne ne l’a rendu public.
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Les vidéos qui accompagnaient cet article #
Deux vidéos étaient intégrées à cette page. Vérification faite, aucune ne concerne cette affaire. Elles ne sont pas supprimées, mais listées ici avec ce qu’elles montrent réellement.
| Vidéo intégrée | Contenu réel | État |
|---|---|---|
| youtube.com/watch?v=TOUxvpKrQkQ | « The Horse, the Cat, and the Cow. The Echo of Silence: From Betrayal to Terror » — court récit de fiction animalière publié par la chaîne Archille Free. Aucun lien avec le Lot-et-Garonne. | Hors sujet |
| tiktok.com/@brutofficiel/video/7324734070963899680 | Publication de Brut du 16 janvier 2024 — soit près de neuf mois avant les faits — consacrée à une tout autre affaire : l’agression d’une mineure au Havre. Rien à voir avec cette enquête. | Autre affaire |
À retenir #
- Faits établis et largement documentés : Bon-Encontre (Lot-et-Garonne), le 4 octobre 2024, un cheval tué de sept coups de couteau, sa cavalière retrouvée inconsciente.
- Trois enquêtes ont été ouvertes — actes de cruauté sur animal ayant donné la mort, mise en danger de la vie d’autrui, non-assistance à personne en danger. Ce sont les seules qualifications sourcées.
- L’hypothèse d’auteurs « connaissant les chevaux » vient de témoins et de proches, pas des enquêteurs. Personne n’a été désigné, interpellé ni condamné publiquement.
- Le cheval cabré et la perte de connaissance relèvent de déclarations rapportées, pas de constatations d’enquête.
- Aucune suite judiciaire publique n’a été retrouvée depuis novembre 2024. L’état actuel du dossier est inconnu.




